Energies pas si vertes !

Les énergies renouvelables ne sont p as si vertes que ça. Elles dégagent quand même du CO2, lors de leur production. La fin des hydrocarbures est programmée, donc les énergies renouvelables seront incontournables.

Derrière chaque éolienne se cachent au moins une cimenterie et une aciérie produisant le béton et l’acier nécessaires à leur fabrication. Ces unités de production ne sont nullement écologiques ! De même, derrière chaque panneau solaire photovoltaïque, on trouve une usine de silicium, d’autant moins photogénique qu’elle est souvent chinoise et donc grande dévoreuse de charbon.

Des outils scientifiques permettent de faire le bilan énergétique de ses moyens de production. En produisant une analyse équilibrée des vices et des vertus de chaque énergie. Il s’agit d’études rigoureuses et relativement complexes.

Baptisées ACV pour Analyse du Cycle de Vie, qui recensent de manière méthodique (et fort fastidieuse !), étape par étape, tous les matériaux consommés, tous les déchets rejetés, tous les coûts générés par la production d’une unité d’énergie, que ce soit dans un moteur, une éolienne ou un chauffe-eau solaire, avant, éventuellement, de procéder à une comparaison avec l’équivalent fossile ou nucléaire.

Emissions de CO2, mais aussi eutrophisation des cours d’eau, rejets de métaux lourds, voir impact sur les maladies respiratoires, aucun effet négatif des renouvelables, fut-il infinitésimal ou dissimulé dans les arcanes du processus de production, n’échappe à une ACV bien faite.

Première conclusion des ACV : toutes les énergies renouvelables sont émettrices de CO2 ! D’où vient-il ? Pas de la source d’énergie elle-même, bien sûr, mais des dispositifs de production, qui vu le peu de densité énergétique des renouvelables, sont souvent complexes et volumineux.

De plus, il n’y a pas que le CO2 comme inconvénients. Les ACV révèlent que l’emploi d’énergies renouvelables peut avoir toutes sortes de conséquences négatives : déforestation et pollution par les pesticides et les fertilisants (biocarburants), submersion d’écosystèmes humides précieux (hydroélectricité), métaux lourds issus des batteries et des panneaux solaires, émissions de dioxines et de particules fines par la biomasse, pollution visuelle par les éoliennes. Avec à la clé, parfois des risques pour la santé publique ou des impacts sociaux redoutables.

Voici ci-dessous une liste des énergies renouvelables comprenant l’émission de CO2 lors de leur production, les impacts environnementaux et sanitaires. Ces énergies sont la biomasse, hydroélectricité, l’éolien et le solaire photovoltaïque.

Energie renouvelable : BIOMASSE.
Emissions par KWH : 55 g de CO2.
Impacts environnementaux et sanitaires : pollution atmosphérique, pollution par pesticide et fertilisants si produite intensivement, réduction de la biodiversité.

La combustion de biomasse (bois, déchets, végétaux) libère une grande quantité de polluant atmosphérique : particules fines, monoxyde de carbone, oxydes d’azote, composé organique volatils, hydrocarbure aromatique polyclinique, etc … Dans les pays du Sud, les maladies respiratoires qui en résultent tuent 1,6 million de femmes et d’enfants par an, soit plus que le paludisme.

Dans les nations industrialisées, le problème a longtemps été négligé, mais il commence à émerger : une étude récente indique qu’en Europe 60 % de la pollution carbonée hivernale serait due aux feux domestiques. Par ailleurs, les biocarburants, qui sont un usage particulier de la biomasse, reposent sur l’agriculture intensive, très polluante (pesticides, fertilisants) et gourmande en eau.

Le développement d’une telle agriculture au détriment des espaces naturels (forêts, jachères, prairies au Nord, forêt tropicale au Sud) porterait inévitablement de graves coups à la biodiversité.

Energie renouvelable : HYDROELECTRICITE.
Emissions par KWH : 8 g de CO2.
Impacts environnementaux et sanitaires : destruction de milieux naturels, détérioration de la qualité de l’eau, érosion accrue des deltas. Au Sud, maladies liées à l’eau, production de méthane.

Les barrages noient généralement des zones humides particulièrement riches biologiquement (parfois même protégées par des conventions internationales). En outre, ils piègent les alluvions qui font ensuite défaut en aval. Le barrage d’Assouan, par exemple, provoque depuis sa construction une érosion aussi rapide qu’inexorable du delta du Nil, qui recule par endroits de plusieurs dizaines de mètre par an.

Par ailleurs, les apports en limon des crues étant bien moindres, cela entraîne un usage accru des fertilisants par l’agriculture. Des problèmes qui se retrouvent sur la plupart des grands deltas, du Gange au Danube en passant pas le Mississipi… ou le Rhône.

De plus, l’augmentation de la température de l’eau réduit son contenu en oxygène, ce qui gène la vie aquatique et provoque des pullulations d’algues unicellulaires, les cyanophycées, susceptibles de secréter des neurotoxines. Dans les pays du Sud, la construction de barrages favorisent souvent les maladies liées à l’eau : bilharziose, paludisme ou encore onchocercose, fièvre de la vallée du Rift.

Energie renouvelable : EOLIEN.
Emissions par KWH : 9 à 25 g de CO2.
Impacts environnementaux et sanitaires : bruit, chocs avec les oiseaux, impact paysager.

L’éolien fait périodiquement l’objet de réactions locales de rejet, principalement fondées sur son impact paysager, qui reste relatif tant qu’il est vrai que la plupart des autres infrastructures énergétiques et industrielles sont peu agréables à l’œil.

Il y a là une part incontestable de subjectivité. Plus concrètement, un impact sur les oiseaux, notamment migrateurs, a été constaté mais il varie selon les sites et peut être minimisé en évitant l’installation dans les couloirs de migrations.

Enfin, le bruit des engins, quoique réel, ne semble pas non plus insupportable. La solution de l’offshore règle ces problèmes, mais suppose d’au moins doubler l’investissement, renchérissant le KWH de 30 à 50 %.

Energie renouvelable : SOLAIRE PHOTOVOLTAIQUE.
Emissions par KWH : 60 g de CO2.
Impacts environnementaux et sanitaires : sous-produits de la fabrication des panneaux et des batteries, cadmium, plomb, métaux lourds.

Les impacts locaux du solaire sont très réduits : ni bruit ni rejets, et sur le plan visuel une relative discrétion voire pour certaines structures intégrées aux bâtiments une réelle élégance.

Les rejets au cours du processus de production dépendent grandement des technologies employées pour fabriquer panneaux et batteries, et ce sont souvent ces dernières qui sont les plus « sales ».

Les principaux problèmes sont les rejets de plomb, de cadmium et éventuellement d’autres métaux comme le zinc. Mais au finale, il apparaît que le solaire fournit une électricité assez propre… qui est malheureusement (pour l’instant) la plus chère de toute la panoplie renouvelable.

Conclusion :

Pour le futur, l’utilisation des énergies renouvelables est inévitable. La bataille qui s’engage est donc riche en possibilités d’offensives technologiques.

Reste qu’il ne faut pas oublier, qu’aucune filière énergétique ne s’est dispensée de soutien public pendant de longues décennies, au plan de la recherche, de l’industrialisation, et de la réalisation d’économies d’échelle.

Cela fut vrai pour le charbon, le pétrole, l’hydraulique et, bien entendu, le nucléaire. Raison de plus pour que le nerf de cette guerre, le financement de la recherche, soit au rendez-vous. C’est littéralement à ce prix que les renouvelables s’inventeront un avenir digne d’elles.

Nous devons prendre conscience que l’avenir des ressources énergétique passe avant tout par une meilleure utilisation et une diminution du gaspillage (consommation d’électricité).

Nous remercions l’excellent, sérieux et enrichissant magasine mensuel « Science & Vie », d’où sont extraites ces informations.

N’ayez pas peur de la vérité mais plutôt du mensonge.

Si vous n’êtes pas avec nous, c’est que vous êtes contre nous.

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Une Réponse

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